• RECONNAÎTRE UN MAL DE DOS INFLAMMATOIRE

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    RECONNAÎTRE UN MAL DE DOS INFLAMMATOIRE

     

     

    Un mal de dos chronique peut parfois être d'origine inflammatoire et non mécanique. Il est important de distinguer ces deux situations pour poser le bon diagnostic, éviter d'être renvoyé d'un médecin à un autre et trouver le bon traitement. Medisite vous aide à y voir clair avec le Dr Philippe Goupille, rhumatologue.

     

    Il nous réveille la nuit

    "Lorsque le mal de dos vous réveille, en particulier en fin de nuit, c'est souvent le signe qu'il s'agit d'un mal de dos inflammatoire", explique le Dr Philippe Goupille, rhumatologue. En effet, celui-ci se manifeste davantage la nuit que la journée, contrairement aux lombalgies mécaniques type lumbago, sciatique...

     

     

    Il faut un moment pour se "déverrouiller" le matin

    La sensation d'être raide et "rouillé" le matin est également un signe typique du mal de dos inflammatoire. "Au moment de se lever, les mouvements sont limités. Ce n'est qu'au fil de la matinée, après au moins une demi-heure d'activité, que l'on retrouve plus de mobilité", décrit le Dr Goupille.

     

     

    On a moins mal en bougeant

    "Contrairement aux lombalgies mécaniques, généralement aggravées par l'effort, les lombalgies inflammatoires sont plutôt améliorées par l'exercice et le mouvement", précise le Dr Goupille. 

    En revanche, le repos ne soulage pas : au contraire, on a davantage mal lorsqu'on reste longtemps assis ou allongé. "C'est pour cette raison que la rééducation par la kinésithérapie et par le sport est un élément important de la guérison", justifie le rhumatologue.

     

     

    Il cède avec les anti-inflammatoires

    Lorsque la prise d'anti-inflammatoires (type ibuprofène ou kétoprofène notamment) apporte un vrai soulagement au mal de dos, cela indique la présence d'une inflammation (même si celle-ci peut aussi être liée à une douleur mécanique type sciatique).

     

     

    Il n'y a pas toujours de signes visibles à la radio

    Un mal de dos d'origine inflammatoire correspond le plus souvent à une spondylarthrite, c'est-à-dire à un rhumatisme qui touche la colonne vertébrale. Beaucoup plus rarement, il peut indiquer une tumeur ou une infection. "Mais dans 80% des cas, les radios sont normales, on ne détecte aucune anomalie au niveau de la colonne. Parfois, c'est l'IRM qui parvient à montrer une inflammation, mais pas toujours" explique le Dr Goupille.

    Il s'agit donc d'une pathologie "invisible", qui ne se voit pas de l'extérieur, ce qui explique les difficultés à faire reconnaître la maladie et ses douleurs, notamment au travail lorsque celles-ci entraînent des arrêts. Au final, le diagnostic se fait essentiellement via l'interrogatoire et un questionnaire sur les signes cliniques, à condition que le médecin soit formé à cette pathologie.

     

     

    Il touche les plus jeunes

    "Dans la majorité des cas, le mal de dos inflammatoire touche des personnes de moins de 40 ans", rappelle le rhumatologue. Y compris des adolescents ou des jeunes actifs. Souvent, la douleur progresse au fil des mois et des années, devenant de plus en plus gênante. Mais il peut également y avoir des périodes de rémission suivies de crises.

     

     

    Un diagnostic qui peut prendre des années

    "Ces difficultés de diagnostic entraînent souvent une errance thérapeutique, les patients sont renvoyés d'un médecin à un autre. Ils attendent en moyenne 7 ans, parfois beaucoup plus, avant de savoir qu'ils souffrent d'un mal de dos inflammatoire. Or, il est toujours important de savoir pourquoi on a mal", regrette le Dr Goupille.

    Le mal de dos inflammatoire peut notamment être confondu avec la fibromyalgie. Entre temps, les douleurs (et les conséquences qui les accompagnent type stress, fatigue, arrêt de travail, dépression...) peuvent s'aggraver. Une fois le diagnostic posé, il permet de suivre le bon traitement, en choisissant le bon anti-inflammatoire à la dose efficace la plus faible possible et en diminuant progressivement le dosage, ou, plus rarement, en ayant recours à des injections sous cutanées d'anti-TNF. Voilà pourquoi il est important de consulter son médecin généraliste, qui pourra orienter vers un rhumatologue, et de ne pas s'automédiquer si l'on souffre de mal de dos depuis plus de 3 mois.

     

    Pour en savoir plus et répondre au questionnaire : http://www.neluitournezpasledos.fr

     

    Publié par Laura Chatelain, journaliste santé et validé par Dr Philippe Goupille, rhumatologue 

     

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