• LE JEÛNE : EST-IL VRAIMENT RECOMMANDABLE ?

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    LE JEÛNE : EST-IL VRAIMENT RECOMMANDABLE ?

     

    Pourquoi pratiquer des jeûnes longs ?

    Pourquoi pratiquer des jeûnes longs ?

    Comme leur nom l’indique, les jeûnes longs durent entre plusieurs jours et plusieurs semaines, et constituent des « cures » qui seraient bénéfiques pour la santé du corps.

     

    Jeûner  pour détoxiquer son corps

    La cure de jeûne peut servir à nettoyer son corps des toxines accumulées par l’alimentation moderne, la pollution, ou encore le stress, et dure généralement de 3 à 10 jours, mais peut aller jusqu’à 3 semaines. Le fait de ne plus alimenter son corps lui permet de se consacrer en totalité à ses fonctions de régénération et d’élimination des surcharges et déchets. Il est souvent composé uniquement d’eau. Si la faim se fait ressentir au début, elle disparaît généralement après le 2ème jour, pour laisser place à un sentiment de légèreté et à une plus grande clarté d’esprit. Parmi les effets de détoxication, on distingue la langue chargée, l’haleine fétide et l’urine foncée. Plusieurs signes peuvent suggérer la fin de la détoxication et l’arrêt du jeûne, comme la langue qui retrouve sa couleur normale, une haleine qui n’est plus désagréable, l’urine qui redevient claire et la sensation de faim qui revient naturellement1.

    Les patients qui ressortent d’une cure de jeûne témoignent souvent d’une vitalité accrue, d’une plus grande conscience et d’un meilleur recentrement sur soi. Cette cure de jeûne peut se pratiquer n’importe quand dans l’année, même si certains praticiens recommandent les périodes de transition du printemps et de l’automne.

     

    Jeûner pour guérir d’une maladie : le jeûne thérapeutique

    Une des motivations pour jeûner pendant au moins plusieurs jours est aussi la volonté de guérir d’une maladie particulière. Le jeûne thérapeutique est par exemple très pratiqué en Allemagne2 et de nombreux centres y sont entièrement consacrés. Ce jeûne est de durée variable en fonction des patients (âge, sexe, poids, force vitale) et des pathologies, et peut être composé soit uniquement d’eau, soit de jus, d’infusions et de bouillons. Il aurait le pouvoir de stimuler les forces de régénération de l’organisme, ce qui augmenterait sa capacité d’auto-guérison. On retrouve les mêmes effets de détoxication que lors d’une cure de jeûne non thérapeutique.

    Ce type de jeûne, suivi d’une diète végétarienne, a déjà montré de bons résultats sur des patients souffrant d’hypertension ou d’arthrite rhumatoïde. Mais il serait bénéfique pour de nombreux autres troubles comme les troubles du sommeil, la pancréatite aiguë ou encore le syndrome de l’intestin irritable.

    Au cours d’une étude, les effets d’un jeûne d’une durée moyenne de 2 mois sur l’obésité ont été observés sur 207 patients atteints d’obésité morbide3. A la fin du jeûne, la perte de poids moyenne était de 41,4 kg, et plus de la moitié a retrouvé un poids normal. Cependant, la moitié des 121 patients qui ont continué à être suivis ont repris leur poids initial dans les 2 à 3 ans suivant la cure de jeûne, 90% après 7 ans, et seulement 7 ont gardé le poids qu’ils avaient à la fin du jeûne, ce qui laisse penser que le jeûne n’est pas une solution durable pour perdre du poids. Il peut servir de base mais doit impérativement être suivi d’un mode de vie sain.

     

     

    Pourquoi jeûner à l’époque des 3 repas par jour ?

    Pourquoi jeûner à l’époque des 3 repas par jour ?

    Si les hommes jeûnaient par défaut du temps des disettes et des guerres, sa pratique ne semble plus d’utilité dans les sociétés industrialisées où la nourriture abonde. Les 3 repas par jour, éventuellement additionnés d’une ou deux collations, sont aujourd’hui devenus la norme. Pourtant, si l’on considère que la vie d’un animal ou d’un homme est normalement ponctuée de moments de jeûne, ce rythme de 3 repas par jour ne semble pas naturel. Au contraire, il pourrait participer à l’encrassement de l’organisme en ne le laissant quasiment jamais au repos, sans mentionner les impacts de la nourriture industrielle sur la santé.

    Pratiquer occasionnellement ou régulièrement le jeûne semble donc être une façon de revenir artificiellement aux rythmes « naturels », et pourrait procurer des effets positifs sur la santé. Le jeûne aurait effectivement des bienfaits sur la santé physique et psychologique, mais il ne se pratique pas de la même  manière selon l’objectif que l’on cherche à atteindre.

     

     

    Pourquoi pratiquer des jeûnes intermittents ?

    Pourquoi pratiquer des jeûnes intermittents ?

    Le jeûne intermittent consiste à faire des jeûnes courts mais réguliers. Plusieurs formats existent : le format 16/8, qui consiste à étaler ses repas sur 8 heures la journée et à jeûner les 16 autres heures, par exemple en mangeant exclusivement de 13 à 21 heures, et ce tous les jours. Le jeûne peut aussi être réalisé à raison de 24 heures hebdomadaires, de préférence le même jour chaque semaine.

    Un jeûne de 24 heures a été étudié au cours d’une recherche réalisée en Utah sur 200 personnes en bonne santé1. Les résultats ont montré que le stress ou la faim provoqués par le jeûne favorisaient la combustion de la graisse, et entraînaient une augmentation spectaculaire du taux d’hormones de croissance (GH), à raison de 2000% chez l’homme et 1300% chez la femme. Cette hormone permet de préserver la masse musculaire et de réguler le taux de glucose sanguin, ce qui a pour effet de diminuer le risque d’être résistant à l’insuline ou de contracter un diabète.

    Par ailleurs, le jeûne intermittent permettrait de lutter contre le stress oxydatif et donc de préserver la jeunesse du cerveau, ainsi que la mémoire et les fonctions d’apprentissage2.

     

     

    Le jeûne : une pratique sans danger ?

    Le jeûne : une pratique sans danger ?

    Il est important de ne pas se lancer tête baissée dans un jeûne de plusieurs jours sans avoir préparé son corps. Il vaut mieux commencer par habituer son corps à ne pas recevoir de nourriture régulièrement pendant plusieurs heures (un jeûne intermittent) avant d’opter directement pour un jeûne plus long, pour s’assurer d’avoir la force psychologique de le tenir. De la même façon, il est préférable de faire un bilan de santé pour savoir si l’on a les capacités physiques de supporter un jeûne de longue durée, surtout pour les personnes sous médication. Par ailleurs, il est fortement recommandé de réduire progressivement sa ration alimentaire quelques jours avant le début du jeûne, d’éviter la viande, le poisson, et les produits raffinés (céréales raffinées comme les pâtes/pain/riz blancs, le sucre blanc…) et d’arrêter toute prise de médicament (après en avoir discuté avec votre médecin), sous peine de souffrir d’effets secondaires tels que des maux de tête, une irritabilité, ou des vertiges.

    La fatigue ressentie après quelques jours de jeûne est normale, elle s’explique par le fait que l’organisme n’a pas d’autre choix que de puiser dans ses réserves, mais il faut rester à l’écoute de son corps et savoir distinguer les signaux d’alerte susceptibles d’entraver la poursuite du jeûne.

    Après un jeûne long, il est impératif de réintégrer une alimentation normale de façon progressive. Le corps, qui n’a pas reçu d’aliments solides pendant une période plus ou moins longue, a besoin dans un premier temps d’aliments faciles à digérer et peu nutritifs, comme des légumes cuits. La durée de la réadaptation est fonction de la durée du jeûne : plus le jeûne a duré longtemps, plus la réintégration de la nourriture doit être progressive.

    De manière générale, et pour toutes ces raisons, il est préférable d’être suivi et encadré au moment d’entamer un jeûne long, surtout si l’on n’y est pas habitué. Si un jeûne long peut être régénérant, il peut également avoir des conséquences néfastes s’il est mal contrôlé, comme de la fièvre, des maux de tête persistants, des coliques, ou encore des vomissements. 

    Samira Leroux
     
     
     
     
     

    Sources
    1. A. Mosséri, Le jeûne – Meilleur Remède de la Nature, 1994
    2. A. Daccord, En Allemagne, le jeûne thérapeutique est très pratiqué et parfois même remboursé, www.rtl.fr, 2014 [consulté le 17.03.2015]
    3. D. Johnson, EJ. Drenick, MD, Therapeutic Fasting in Morbid Obesity Long-term Follow-up, 1977

     J. Anso, Jeûner devrait être recommandé par les Autorités de Santé Publique, www.dur-a-avaler.com, 2015 [17.01.15]

    Pourquoi pratiquer des jeûnes intermittents ?

    1. C. Laurie, Jeûner de temps en temps, bon pour la santé cardiovasculaire et la ligne, www.lanutrition.fr, 2013 [consulté le 17.03.15]
    2. M-C Jacquier, Les bienfaits du jeûne intermittent, www.lanutrition.fr, 2013 [consulté le 17.03.15]

    A. Mosséri, Le jeûne – Meilleur Remède de la Nature, 1994

     

     
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