• 4 CANCERS RARES MAIS AGRESSIFS

    4 CANCERS RARES MAIS AGRESSIFS

     

     

     

     

     

     

    Pancréas, poumon, sein... Tous les cancers n’ont pas le même pronostic de survie. Pourquoi certains d'entre eux sont-ils plus redoutés ? Entretien avec le Pr Dufour, directeur scientifique du Centre de lutte contre le cancer Paul Strauss de Strasbourg.

     

    Des cancers avec un plus ou moins bon pronostic

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    En moyenne, 148 737 décès par cancer sont enregistrés chaque année en France, dont 88 378 hommes et 60 359 femmes. « Le cancer est une maladie caractérisée par la prolifération incontrôlée de cellules, liée à un échappement aux mécanismes de régulation qui assurent le développement harmonieux de notre organisme », détaille sur son site La Ligue contre le cancer. Mais, tous les cancers n’ont pas le même pronostic de guérison. « Plutôt que de parler de cancers agressifs, il faut en réalité plutôt parler de cancers avec un plus ou moins bon pronostic avec ou sans traitement », précise le Pr Dufour, directeur scientifique du Centre de lutte contre le cancer Paul Strauss de Strasbourg. La communauté scientifique parle de cancer rare dont l’incidence est inférieure à 6 nouveaux cas pour 100 000 habitants soit pour la France moins de 6 000 nouveaux cas par an (sans y inclure les sous variétés moléculaires d’un même cancer). Qu’est-ce qu’un cancer de mauvais pronostic ? Tous les cancers ne sont pas nécessairement de mauvais pronostic. "Le pronostic dépend du type de cancer et de son extension. Dans certains cas, la maladie est tout de suite généralisée à plusieurs sites (poumon, foie, os, ….) et là, la possibilité de guérison est faible" alerte le Pr Dufour.

     

    Le cancer du pancréas

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    Le plus souvent, le cancer du pancréas touche davantage l'homme que la femme. En général, il survient après 55 ans et le pic d’apparition se situe entre 60 et 70 ans. « Il existe deux types de cancer du pancréas (cancer exocrine et cancer endocrine) dont le pronostic est clairement différent. Ce cancer est de mauvais pronostic quand les tumeurs se développent à partir des cellules pancréatiques responsables de la production des enzymes pancréatiques (cancer exocrine), mais des progrès thérapeutiques ont été faits ces dernières années tant sur le plan de la chirurgie que de la chimiothérapie ou de la radiothérapie permettant des guérisons dans des formes localisées accessibles à la chirurgie et des survies prolongées dans les autres cas», précise le Pr Dufour.

     

    Le mélanome

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    Parmi les cancers de la peau, on peut identifier de façon générale : les carcinomes dont le baso-cellulaire qui est le plus fréquent et le mélanome. Si le second reste le moins fréquent, c’est également le plus grave des deux. Il se développe à partir des grains de beauté. Dans ce cas, le pronostic dépend du stade de développement et de l’épaisseur du mélanome. Plus la lésion est épaisse et le plus le risque de métastase s’avère important. Au total, près de 60 000 nouveaux cas de cancers de la peau sont diagnostiqués chaque année dont près de 7500 mélanomes. Les nouveaux traitements à base d’immunothérapie ont révolutionné le pronostic des mélanomes. Il faut souligner l’importance de la prévention et du dépistage précoce.

     

    Le cancer inflammatoire du sein

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    Si tous les cancers du sein ne sont pas agressifs, certaines formes de cancers le sont davantage. C’est par exemple le cas du cancer inflammatoire du sein. Cette forme rare, qui touche entre 1 et 3% des patientes, prend naissance dans les canaux de la glande mammaire. Comme l’organe est particulièrement vascularisé, la progression est relativement rapide. Et, au moment du diagnostic, la tumeur peut déjà être propagée à d’autres organes en faisant rapidement un cancer généralisé ce qui impose une stratégie thérapeutique spécifique basée sur la chimiothérapie.
     
     

    Le cancer du poumon

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    En France, il y a près de 37 000 nouveaux cas de cancer du poumon par an (27 000 hommes et 10 000 femmes). Si ce cancer se place en quatrième place pour sa fréquence, il se hisse à la première en terme de mortalité. Ce cancer se divise en deux familles en fonction de la nature des cellules tumorales, comme le décrit le site de La Ligue contre le cancer. « Les cancers à petites cellules représentent 20% des cancers du poumon. Ces cancers sont dits « agressifs » : les cellules malades se multiplient rapidement et, d’emblée, il existe un risque de métastases ».

     

    Ces dernières années une nouvelle classification des cancers non à petites cellules basée sur la biologie moléculaire a transformé l’approche thérapeutique en sous divisant ce cancer fréquent en de multiples sous unités rares. La recherche travaille à élaborer des traitements personnalisés permettant de cibler chaque cancer dans sa spécificité moléculaire.

     

    Publié par Johanna Amselem, journaliste santé

     

     

     

     

     

     

     

    Source : medisite.fr

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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